1 septembre 2009

Stage Supérieur des Arbitres de Ligue 2009

Comme lors de chaque début de saison, les arbitres de ligue (L1, L2, L3, candidats ligue, assistants ligue, candidats assistants ligue) seront réunis les 5 et 6 septembre au Centre technique régional. Cette année, Antoine De Pandis représentera la Direction Nationale de l'Arbitrage et Laurent Duhamel, arbitre international (photo), sera l'invité d'honneur.
Soixante-six arbitres seront présents tout au long de ce week-end. Tests physiques, théorie, études critiques de situations de jeu, bilan de la précédente saison et transmission des consignes pour l’exercice à venir sont au programme. A noter . Dimanche 13 septembre : stage des observateurs à Besançon . Samedi 19 et dimanche 20 septembre : stage des Jeunes Arbitres de Ligue (JAL) et des féminines au Centre technique régional.

Site LFC Christophe Bidal
Photo : Laurent DUHAMEL à droite aux cotés de Saïd ENJIMI et Sébastien MOREIRA Stage Aix les Bains Juillet 2009

1ère de Sébastien Moreira en Ligue 1 MONACO/LORIENT

Le regard suffit ! A Monaco, le Bisontin Sébastien Moreira a fait ses débuts en L1. Sans stress particulier. BESANÇON. _ « Génial, génial, génial... » Sur le chemin du retour, aux côtés de son assesseur Huseyin Ocak, originaire de Montbéliard quelque part entre l'aéroport de Genève et Pontarlier, Sébastien Moreira est encore dans l'enthousiasme de son premier match en Ligue 1. « En plus, contrairement à trois de mes collègues, je n'ai pas eu droit à un petit encart dans L'Equipe dimanche ! » On aurait imaginé le fer de lance de l'arbitrage franc-comtois un rien angoissé, noué par le trac à quelques minutes de retrouver les joueurs de Monaco et de Lorient dans le tunnel du Stade Louis II. Eh bien, pas du tout. Cela aurait même été l'inverse. « Je me suis surpris à vivre cela sans appréhension particulière... Lors de mon premier match de Ligue 2, oui, je m'étais senti totalement perdu de longues minutes durant, à ne plus trop savoir où me mettre sur la pelouse et quoi faire. Là, pas du tout. Dès mon premier coup de sifflet, j'étais dans le bon tempo. »Arrivé la veille à l'hôtel, et présent au stade « deux heures avant le coup d'envoi », sans superstition particulière le Bisontin a fait « comme d'habitude, sans rien changer... »Si ce n'est la convocation dans son vestiaire des deux entraîneurs et capitaines : « J'ai voulu voir avec eux comment gérer les coupures pour que les joueurs puissent boiresans que cela ne ressemble à un foutoir et que le jeu n'en pâtisse. »Ensuite tout est allé très vite. « L'ambiance en cette période estivale est toute particulière à Monaco, très bon enfant avec un peu plus de 8000 spectateurs dont beaucoup de vacanciers. »Dans le match, les échanges avec les vingt-deux acteurs se sont déroulés sans accrochage : « Il y a beaucoup de Brésiliens et Sud-Américains dans le jeu, et comme je parle l'espagnol et le portugais, où sont mes origines, les joueurs l'ont très bien pris. »Jusqu'à cette 44e minute qui a fait se lever Gourcuff père et l'entraîneur des gardiens lorientais, L'Hostis : « Gameiro s'échappe côté droit avant qu'un défenseur le reprenne et le déséquilibre légèrement, mais il continue sa course et manque sa frappe. Je n'ai pas hésité sur le coup. A la mi-temps, j'en ai discuté avec lui, il m'a demandé ce que j'aurais fait s'il s'était laissé tomber ?C'est une question piège, je ne lui ai pas donné de réponse. »Pour le reste ce ne fut « que du bonheur ! Quand tous les joueurs viennent te serrer la main, au regard, tu sais si tu as bien fait ou pas.»
La première signature attendra
Restait alors à Sébastien Moreira à... ne pas signer sa première feuille de match de L1, comme tous les centraux de la 3e journée (excepté un), pour contester la nomination de Claude Colombo comme représentant de la Ligue à la DNA : « On voit dans tout ça la volonté de déstabiliser la DNA et notre patron. On va continuer notre action et monter dans un cran s'il le faut... ». Pas froid aux yeux. Déjà du vieux briscard. A suivre donc.En attendant, Marc Batta justement, présent dans les tribunes, n'a pas manqué de faire un détour par le vestiaire des arbitres « pour me faire un débriefing et me dire de continuer comme ça. »Dès ce soir en Coupe de la Ligue : « Un deuxième tour entre Troyes et Nimes, devant les caméras de France 4. »
Article rédigé par Damien ROSET Est Républicain du 25 08 09

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27 août 2009

Assemblée Générale SR AFAF FC Juin 2009

Le samedi 4 juillet 2009 la section régionale AFAF Franche-Comté a tenu son assemblée générale de fin de saison au CIS à Besançon. Les membres du comité directeur, les présidents d'amicales et quelques membres du conseil régional se sont retrouvés pour faire le bilan de la saison 2008/2009 écoulée. Vous retrouverez les rapports moraux du Président, du Secrétaire, les bilans des comptes et des adhésions, des sections jeunes et juridique sans oublier un point sur chaque amicale. Le tout s'est déroulé en la présence de notre Président d'Honneur Michel VAUTROT, devenu photographe officiel pour l'occasion, et de Roland BARDEY représentant du Conseil de Ligue.

A noter que la section régionale reprendra la saison 2009/2010 par une réunion de son Comité Directeur le jeudi 24 septembre au CIS à Besançon à 19 heures.

cliquer ici pour accéder au Procès Verbal de l'assemblée.

cliquer ici pour accéder au récapitulatif des adhésions de la saison 2008 2009.

5 août 2009

Retour sur la Soirée des Trophées 2009

Article de Damien ROSET de l'Est Républicain
Parrainée par la Ligue et organisée par l'amicale française des arbitres de football, la soirée des Trophées a réuni 200 arbitres autour de Stéphane Moulin, à qui il a été rendu hommage, et de Sébastien Moreira, promu en L.1.



BESANÇON. _ 23 h 30. Sa nièce et sa sœur reprennent à leur sauce un succès planétaire d'Aznavour. Stéphane a du mal à contenir son émotion. La larme à l'œil, il les enlace. Les quelque 200 arbitres venus des quatre districts franc-comtois, présents dans la salle du restaurant de la Bouloie à Besançon offrent au jeune retraité (ER du ) une standing ovation ponctuée par la tape amicale de Michel Vautrot, la chaleureuse poignée de main du président de la Ligue, Roland Coquard et la bise de Sébastien Moreira, l'élève, auréolé de sa montée en L.1. Un trophée en cristal pour une grande carrière et un moment fort. Un moment que Stéphane Moulin et la grande famille du sifflet franc-comtois ne sont pas prêts d'oublier.Une soirée des trophées de l'arbitrage, parrainée par ligue de Franche-Comté et organisé par l'AFAF, chère à Michel Vautrot, exemplaire. Au niveau de la tenue tout d'abord. Car sur les 44 récipiendaires, un seul manquait à l'appel. Cela s'appelle le respect. Même les Jurassiens avaient de longs déplacements pour en être. A l'image de Florian Morin, agressé dernièrement lors d'un match de 18 ans, et qui a déjà repris le chemin des terrains. Emotion encore lorsque John Demesy, brisé par la bêtise d'un chauffard alors qu'il était en scooter, un temps dans le coma avant d'en sortir et de se ruer sur les terrains, a témoigné et reçu un trophée.« L'arbitrage, une école de vie » Une vérité, une de plus, signée Michel Vautrot.

Sébastien MOREIRA dans le grand bain !

Après son stage de 5 jours à Aix les Bains où étaient réunis tous les arbitres Fédéraux 1, Sébastien MOREIRA notre nouvelle locomotive, s'est retrouvé lundi à une réunion commune des Arbitres, Entraîneurs et Capitaines de Ligue 1 pour signer une charte avant de débuter la saison 2009/2010.

Prochainement nous reviendrons sur le coup d'envoi de Sébastien dans l'élite avec une interview de son parcours et sa première désignation en Ligue 1.

Rédigé par Stéphane MOULIN
Les photos de cette journée en cliquant sur le lien suivant :

26 juin 2009

Stéphane Moulin range son sifflet

L'arbitre franc-comtois prend sa retraite après trente années d'activité, dont onze en Ligue 1

Alors ça y est, vous tirez votre révérence ?
« Oui, c'est un moment particulier. J'ai atteint la limite d'âge et ma carrière s'arrête là, après trente ans de service.

Vous deviez arbitrer en L2 cette saison…
Oui et malheureusement, je n'ai pas pu reprendre, des pépins physiques m'en ont empêché. Du coup c'est un sentiment un peu bizarre qui prédomine. Je ne pensais pas que cet Angers - Châteauroux, l'an passé, était mon dernier match. Mais c'est comme ça, je ne me plains pas.

Comment résumer toutes ces années ?
Avec le sentiment du devoir accompli. Avec celui aussi d'avoir réalisé un rêve. Quand j'ai commencé, je n'aurais jamais imaginé faire un tel parcours. Je me revois encore très bien en district du Jura il y a une trentaine d'années. J'avais secrètement envie de goûter le haut niveau mais c'était plus un rêve qu'un objectif.

Qu'avez vous appris à travers l'arbitrage ?
L'arbitrage permet de découvrir un tas de choses. Ça dessine et ça révèle un caractère. On se découvre en tant qu'homme, on est confronté à des tas de situations différentes. J'ai appris à m'affirmer, à relativiser aussi. J'ai aussi réalisé que l'arbitrage, c'était une formidable école d'humilité. Vous pouvez être bon, avoir la reconnaissance des gens du milieu et de vos pairs et tout remettre en cause sur un coup de sifflet. Je l'ai vécu, on l'a tous vécu. Après un match, si on ne parle pas de vous, c'est que vous avez bien travaillé. Car il ne faut pas oublier que les vedettes, ce sont les joueurs.

Vous n'avez pas peur du « vide » d'après carrière ?
Non car j'ai eu le temps de m'y préparer. Je n'ai pas arbitré cette saison et je savais à quoi m'attendre. Et puis, je vais garder un pied dans le milieu via la commission régionale d'arbitrage, et j'espère être observateur en National.

Comment avez-vous vu évoluer le football ?
Ce qui a changé la donne, c'est l'hypermédiatisation. Quand j'ai commencé il y avait Canal, on voyait des images mais il n'y avait pas trop de commentaires. Aujourd'hui il y a un tas d'émissions spéciales, des analyses, des magazines polémiques, tout est passé et repassé au crible. On a là tout un environnement médiatique lié au business. Ça génère de l'excès, une surpassion, des effets négatifs.

Lesquels ?
Tout est dans la disproportion. Les dérapages, les violences, on ne voit ces excès que dans le foot. Et le plus malheureux dans l'histoire, c'est que c'est le foot amateur qui en paie les pots cassés. En Ligue de Franche-Comté, on l'a payé cher l'an passé avec douze agressions. Quand j'entraîne en L1 il y a des grillages, des policiers pour me protéger. Sur un terrain de district en revanche, l'arbitre est livré à lui même. L'image a un pouvoir immense et les gens reproduisent les mauvais gestes qu'ils voient à la télé.

Et comment avez-vous vu évoluer l'arbitrage ?
Ces dernières années, la professionnalisation s'est accélérée à vitesse grand V. Il y avait trois jours de stage annuels quand j'ai commencé. Il y en a 45 aujourd'hui. Avant, il fallait arriver quatre heures avant le coup d'envoi. Aujourd'hui, la veille. Les arbitres sont préparés comme des sportifs de haut niveau. C'est un vrai plus et c'était indispensable pour se mettre à niveau du football contemporain, qui lui change très vite.

Comment expliquez-vous le climat délétère qui pèse sur l'arbitrage français ?
On paie les aigreurs de certains, comme ces anciens arbitres devenus consultants qui tapent sur leur ancienne corporation… L'arbitrage est vérolé par des clans et on en a énormément pâti à l'international. Michel Vautrot (ancien Directeur technique national de l'arbitrage, Ndlr) a essayé de faire du ménage et il en a payé le prix fort. Marc Batta essaie de recoller les morceaux mais il se fait allumer… Au-delà de tout ça, on en fait beaucoup trop sur l'arbitrage, comme s'il était à l'origine de tous les problèmes. Comme disait Aimé Jacquet l'arbitrage, c'est l'oreille de la paresse.

Que faut-il pour améliorer l'arbitrage ?
Retrouver plus de sérénité je crois, et faire confiance aux hommes. L'UEFA est dure quand arrive un dérapage, elle défend ses arbitres. Dans ma carrière, je suis allé sur de gros matchs de Champion's League et j'ai vu des gars très sereins au sifflet. J'aimerais voir la même chose en France, qu'il y ait une volonté forte des politiques de soutenir et de faire confiance aux arbitres. Que la fédération sache dire stop quand ça va trop loin. J'ai le sentiment qu'on a désacralisé l'autorité arbitrale en France. Ce n'est pas la peine de signer des chartes morales si deux semaines après, elles sont oubliées.

On vous sent remonté…
Pas plus que ça, je constate, c'est tout. La disproportion, ça m'agace. Les arbitres sont des cibles trop faciles. Quand un joueur tire un penalty au dessus en finale de coupe de France, on va le rassurer, c'est presque un héros malheureux, on n'en fait pas une affaire d'état. En revanche nous, au moindre écart, on nous tombe dessus. On nous traite de voleurs, d'incompétents, de raclures de bidets. Il y a totale disproportion.

Pour revenir à votre carrière, quels sont vos meilleurs souvenirs ? D'éventuels regrets ?
Des moments forts il y en a plein, comme mon premier match en Fédéral, le trophée des champions Nantes - Monaco en 2000, mes sorties internationales, les jeux mondiaux universitaires de Pékin… Des regrets, je n'en ai pas. Je ne suis pas quelqu'un à regretter et je suis plutôt tourné vers l'avenir. Qu'est ce qui vous a manqué pour arbitrer à l'international ?
On rêve et on ne rêve pas. Je me dis que je n'avais certainement pas le petit truc supplémentaire pour aller plus haut, pour aller au centre en Ligue des champions. A ce niveau, ça se joue à pas grand chose, à des points, à des opportunités. J'ai mérité d'être là où je suis allé, voilà tout.

Un nouvel arbitre franc-comtois va arbitrer en Ligue 1, Sébastien Moreira. Ça doit vous faire plaisir ?
Énormément. C'est comme une passation de pouvoir et ça me fait chaud au cœur. C'est un gars très droit, sympa, il mérite. Je trouve ça super qu'une petite Ligue comme la nôtre sorte des arbitres de haut niveau. On va continuer à bosser pour que de nouveaux émergent dans les prochaines années. »

Propos recueillis par Benoit Mouget Journal Le Progres