29 janvier 2014

Émilie Mougeot, arbitre FIFA de football

On connaissait déjà Émilie Mougeot pour ses prestations d’arbitre lors de matchs en championnats régionaux, en coupe de France comme en juin dernier pour la rencontre Lyon - Saint-Etienne et septembre pour la rencontre européenne Estonie - Italie en Estonie. Mais depuis le 1er janvier, c’est au titre d’arbitre assistante internationale qu’Émilie vient d’être promue pour la plus grande fierté de son club Montfaucon-Morre-Gennes-La Vèze. Au côté de ses collègues arbitres du club, Julien Aube et Sébastien Favre, elle a gravi peu à peu au prix de nombreux sacrifices et d’un travail technique et physique acharné, les échelons de la hiérarchie arbitrale au sein de la fédération française de football. Après un dernier stage à Clairefontaine, composé de tests physiques, de séances de vivacité, de coordination et de visualisation périphérique, elle s’est vue remettre par la FIFA, l’écusson, tant convoité par la plupart des arbitres, qui sera désormais apposé sur sa tenue officielle.
Émilie a rejoint les sept autres arbitres féminines françaises ayant décroché ce précieux Graal.

19 janvier 2014

Canal + enquête sur les coulisses de l'arbitrage français

L'AFAF Doubs Sud-Haut Doubs à Vercel

Ce mercredi se tenait la 5eme journée qualificative du traditionnel tournoi de vercel organisé par l'AS Plateau. L'équipe AFAF Doubs Sud haut Doubs était représentée par David Noiret, Quentin Quillaume, Mathieu Boillon, Quentin Zerbib, Cedric Thauvin, Floriane Meier et Sylvain Grandperrin. Les amicalistes ont terminé 4ème exæquo de leur poule.




 En haut de gauche à droite : David Noiret, Quentin Guillaume, Floriane Meier et Cédric Thauvin
En bas de gauche à droite : Sylvain Grandperrin, Quentin Zerbib et Mathieu Boillon

A noter que le buteur Cédric Thauvin a réussi à marquer à 4 reprises, ce qui sauvait souvent l'équipe en raison des performances défensive de l'équipe exceptionnel (ironie)

Mais l'essentiel était de passer une bonne soirée : mission réussie !

Sylvain Grandperrin

15 janvier 2014

Communiqué AFAF Franche Comté



                                                                                     Besançon le 14 janvier 2014,

Les clubs et les arbitres en souffrance

Comme vous le savez, un conflit nous oppose aux instances de la ligue depuis le mois de novembre dernier et nous souhaitons vous communiquer clairement les raisons qui nous ont amenés à demander notre retrait des compétitions.

Les clubs et les arbitres de football de Franche Comté subissent une situation qu’ils n’ont pas voulue : les derniers matches de la première partie de saison ont été pour les clubs éprouvants car ils ont dû être joués avec l’angoisse de ne pas avoir les officiels auxquels ils ont droit. Ils ont fait appel à leurs bénévoles qui doivent être remerciés.

Nous, arbitres, avons été amenés durant cette période à ne pas arbitrer du fait des décisions prises à notre encontre par les instances de la ligue et qui provoquent un sentiment profond de mal être du fait de ne ne pouvoir assouvir notre passion. Nous avons toujours pensé aux joueurs, aux entraîneurs, aux dirigeants de vos clubs que nous avons l’habitude de côtoyer le week-end et que nous apprécions pour leur dévouement au service de leur sport.

Chacun souhaite que la reprise des matches se fasse dans un climat plus serein, et avec des arbitres formés et réellement pris en considération.

En cette période de trêve, nous tenons à vous informer et à faire un point précis de cette situation que l’on regrette en remontant quelques mois en arrière.

En novembre 2011, alors que le climat du football régional est serein, les déclarations du Vice-président délégué de la ligue, indiquant que le covoiturage est basé sur de l'escroquerie, provoquent un conflit de  5 mois se terminant par les excuses de l'auteur de ces termes.

Au printemps 2012: au terme du conflit, un groupe de travail décide tout de même d'instaurer ce covoiturage (pour les arbitres se déplaçant à 3). Personne parmi les clubs (qui sont ceux qui indemnisent les arbitres chaque week-end et non la ligue) ou arbitres ne l'a pourtant sollicité.

Au début de l'été 2013, à l'occasion de discussions sur les indemnités d'arbitrage, le comité directeur de la ligue instaure de nouvelles règles : le covoiturage pour les déplacements à 2 et ceci sans aucune concertation et sans tenir compte de l’appel de Christophe Torrès déclarant que cela serait très mal vécu par les arbitres.

Dès lors, cette nouvelle décision, appliquée du jour au lendemain sans que vous, représentants des clubs et nous arbitres en soyons informés officiellement, met de nouveau le feu aux poudres.

La très grande majorité des  arbitres décident, en conséquence, de se mettre en retrait des compétitions.
En effet, cette notion de covoiturage, qui n'existe dans aucune autre ligue, se révéle aussi absurde qu'inapplicable et vient s'jouter à des règles très restrctives ne facilitant pas nos fonctions (exemple parmi d'autres : limitation des kilomètres indemnisés à 100 pour les arbitres assistants alors qu'ils en effectuent souvent beaucoup plus chaque week-end).            

En effet, ces règles de déplacement visent uniquement les arbitres assistants de Division d’honneur. Or, ceux-ci ont une indemnité d’arbitrage fixe inférieure à un arbitre de district bien qu’ils soient soumis à des obligations de formation supérieures, à des tests physiques contraignants et à des déplacements plus longs non indemnisés en totalité comme indiqué ci-dessus.

Dès lors, comme le conflit fait réagir plusieurs clubs et met en cause la régularité des championnats, la ligue tente une médiation par l'intervention du collège des présidents de clubs.

Le 14 novembre, au terme d'une réunion cordiale et fructueuse entre présidents de clubs et arbitres, un consensus se dégage : d'un côté, la proposition de retrait définitif de la notion de covoiturage et de l'autre, l'invitation faite aux arbitres de reprendre les compétitions ceci afin de permettre au conseil de ligue de prendre une décision dans un climat des plus sereins. Il y a unanimité parmi les participants à cette rencontre et nous arbitres, tous confiants, reprenons le sifflet.

Mais, à notre grande stupeur, une autre version (création d'un groupe de travail sur l'arbitrage) est proposée par le président du conseil des présidents de clubs au conseil de ligue le 2 décembre, lequel prend une toute autre décision : le simple retour au régime antérieur (covoiturage à trois).

Une fois encore, le conseil de ligue s'est moqué de nous ! Dès lors,  tous les arbitres qui avaient repris les compétitions se sentent trahis et demandent à nouveau  leur retrait des compétitions.

Comment peut-il en être autrement ? La confiance dans les instances a, cette fois, totalement disparu : seul le retrait pur et simple du covoiturage par ces instances pourra modifier la situation.

A ce jour, force est de reconnaître que nous nous en sommes loins: au contraire les instances de notre ligue durcissent les mesures à notre encontre : suppression des formations des arbitres et des observateurs et de l’accompagnement technique des meilleurs d’entre nous qui visent l’échelon fédéral …

Tout ceci pour des règles insignifiantes sur le plan financier et pratiquement incontrôlables mais qui ont sûrement pour certaines personnes à l’ego démesuré une réelle importance.

Cette notion de covoiturage est le symbole d'une politique de défiance totale vis-à-vis de l'arbitrage de la part des instances depuis de trop nombreuses années.

 C'est pourquoi, même si cela nous empêche de vivre notre passion pour le football, sachez que notre détermination reste intacte : les arbitres réunis ce dimanche 12 janvier ont démontré une réelle unanimité pour se maintenir en retrait des compétitions.

Notre but a été juste d'expliquer afin que chacun comprenne la situation actuelle et nous proposerons de rencontrer dans les jours à venir les présidents des clubs de DH et de tout club qui en ferait la demande.


L'association des arbitres de football (AFAF) et les arbitres de ligue de Franche-Comté

7 décembre 2013

L'Est Republicain : "Le bras de fer continue"

Besançon. Le mauvais temps avait un peu étouffé l’affaire, mais le feu continuait de couver entre les arbitres et les responsables de la ligue de Franche-Comté de football.
Au point de voir à nouveau jaillir les flammes de la colère à l’occasion de ce week-end puisque 75 % des arbitres de ligue ont fait valoir leur droit de retrait à durée indéterminée.
Retour en arrière. Après les vigoureuses prises de position lors de l’assemblée générale de la ligue pour une question de covoiturage mis en place et que les arbitres refusent, l’option d’un médiateur avait été choisie. En l’occurrence, le conseil des présidents. Cette cellule indépendante composée de
présidents de clubs francs-comtois s’est donc réunie avec les représentants des arbitres pour tenter de trouver une sortie à la crise. 

Obstination récurrente pour les uns, discrédit pour les autres
Dans la foulée ou presque (lundi dernier), André Villemin, le porte-parole des présidents, est venu au conseil de ligue pour apporter des préconisations. À savoir, selon la ligue : « reprendre la formule de la notion de covoiturage initiale en vigueur depuis août 2012 avec l’accord des représentants de l’arbitrage, engager une réflexion en la confiant à un groupe constitué de membres de l’arbitrage, du conseil des présidents de clubs et du conseil de ligue lequel « a exprimé un avis très favorable ».
On pouvait imaginer dès lors qu’arbitres et dirigeants de la ligue allaient retourner à la table des négociations pour arrêter les frais. Or dans le communiqué de la ligue datant d’hier, il est précisé
que « seul Christophe Torres, faisant preuve d’une obstination récurrente, a refusé catégoriquement la notion même de covoiturage en exigeant sa suppression en totalité ».
Le conseil de ligue « déplore ce nouvel ultimatum » et « ne peut que constater une situation de blocage, regrettable pour le football régional». Du coup, comme les autres week-ends de grève arbitrale, la ligue s’assurera que les rencontres soient au minimum pourvues d’un arbitre central ».
Et qu’en pensent les arbitres ? « Nous avions donné entre-temps un signe fort en reprenant la compétition. Mais le blocage persiste. On ne veut plus entendre parler de cette notion de covoiturage qui, entre nous, concerne peu de matchs mais le conseil de ligue ne veut pas se dédire. Il y a de quoi être désabusé car on a la sensation d’être discrédités », dit Claude Ravier. Mais tout espoir est encore permis. Le même Claude Ravier, en l’absence de Christophe Torres, retenu par ses obligations
professionnelles, participera ce matin à une réunion du conseil des présidents pour une nouvelle tentative de conciliation. L’occasion de percer enfin l’abcès, de revenir à la raison ? À la condition que la confiance règne.
Michel SCHULER

30 novembre 2013

Au revoir Micka...


Mickaël Ferreira était né le 9 août 1977 à Lure et avait rejoint, dans les jours suivants, la maison familiale à Roye où résidaient Maria et Fausto, ses parents.
C’est dans cette localité qu’il avait passé son enfance auprès d’Éliane et Cathy ses deux sœurs. Après sa scolarité en école primaire, il avait fréquenté le collège de Lure, le LEP Bartholdi, puis, au lycée Follereau de Belfort, il avait obtenu son bac en section électrotechnique. Après avoir travaillé en alternance à Versailles, il avait obtenu son premier emploi dans une grande enseigne en tant que vendeur en électroménager, puis à Vesoul il avait été embauché comme vendeur dans la boutique SFR.
Sur ces entre faits, Mickaël avait fait la connaissance d’Alexandra par l’intermédiaire d’amis, les jeunes gens ne se sont plus quittés. Leur mariage eut lieu en juin 2007, le jeune couple s’était installé dans un premier temps à Echenoz la Méline puis à Port-sur-Saône. Deux enfants sont nés de leur union : Hugo et Cléa.
Entre sa vie familiale et professionnelle, Mickaël trouvait le temps de s’adonner à sa grande passion, le sport, en tant qu’arbitre de foot. Président départemental de la ligue des arbitres, il avait également été speaker lors de la rencontre Vesoul-PSG en coupe de France, un événement que sa famille n’est pas prête d’oublier. « Il aimait la vie, c’était un footeux dans l’âme et musicien autodidacte », se souvient son épouse, il avait en effet appris seul à jouer de la guitare. Autre passion, il adorait animer les soirées et avait participé à l’animation du festival de folklore.
Cette vie pleine d’actions a été stoppée par la maladie, décelée en juin dernier. Il est décédé à l’hôpital de Vesoul mardi 26 novembre. Ses obsèques ont eu lieu ce jeudi 28 à 14 h en l’église de Port-sur-Saône, suivies de son inhumation au cimetière de Roye.