11 février 2014

Communiqué officiel des arbitres de Ligue

Mesdames et messieurs les présidents de clubs (copie aux médias de Franche-Comté)

Le Président de la ligue vient une nouvelle fois de se  répandre dans les médias (article Est Républicain samedi 8  février).


Comme nous n'avons pas ses moyens de propagande, nous vous  envoyons ce billet d'humeur des arbitres afin que vous ayez tous les éléments (et les  vrais) pour juger de la situation. Il est sans doute long mais à la hauteur du conflit généré par nos propres instances depuis des années. Aussi, vous avez tout le temps de le lire: il contient toutes les réponses.


En effet, à l'aube de la reprise des compétitions, il est  temps que vous disposiez d'informations précises et  non mensongères pour juger de la situation.



Voici la réalité des indemnités  d'arbitrage et de ce fameux covoiturage.



 
 

Ligue de Franche-Comté
Fédération française de football et
autres ligues
Observations
Indemnité kilométrique (EUR/km) 0,34 EUR 0,396 EUR
en FFF et dans la plupart des autres ligues (0,37 ou0.38 dans les autres)
Indemnité la plus basse en ligue Franche-Comté
Indemnité match DH 42 EUR De 26 à 65 EUR (11 EUR en Alsace dans un système particulier) Ligue Franche-Comté dans la moyenne basse
Indemnités supplémentaires Frais autoroute si trajet aller supérieur à 150 kms Indemnités matches en nocturne ou longs déplacements dans plusieurs ligues L'indemnité nocturne existait en ligue Franche-Comté mais a été supprimée il y a plusieurs années
Limitation de l'indemnisation kilométrique ("Distance maximale autorisée") Oui
Assistants: 100 kms en DH, 50 en LR2 et LR3
Centraux: 120 kms en LR2, 100 en LR3
Non: aucune limitation kilométrique, indemnisation intégrale Seule la ligue Franche-Comté applique des limitations (notion de "distance maximale autorisée")
Notion de covoiturage Instituée en 2012 N'existe nulle part Seule la la ligue Franche-Comté l'a instituée



 
Conclusions: en agglomérant l'ensemble,  vous constaterez très vite  que les arbitres franc-comtois  sont beaucoup moins bien indemnisés que dans  le reste de la France. La LFC est en queue de peloton! Le  Président vous dira qu'on est dans une petite ligue: argument complètement  hors de propos pour au moins deux raisons : les distances sont plus  courtes (donc moins de frais pour vous) et, en termes de richesse économique, le  territoire comtois est au moins aussi bien loti que le Limousin (ligue du  Centre-Ouest) ou les Pyrénées Orientales (ligue Midi Pyrénées) où les  indemnités sont de niveau fédéral.



Alors affaire d'argent nous direz-vous comme le Président l’a  ouvertement fait ? Pas du  tout.

 
Les arbitres ne réclamaient rien car  ils n'en font pas une affaire d'argent mais de RESPECT:  Ce sont des  passionnés de foot comme vous mais qui ne demandent que de la  considération.



Or, malgré cette situation déjà désavantageuse, en  2011, dans les circonstances que l'on connaît (le terme d'escoquerie utilisé en AG des clubs M.BOURLIER le bras droit du président), le Président de ligue et son équipe en  ont ajouté une couche : la notion de covoiturage pour 3 arbitres en DH  !!!! Pour quelles raisons? ils ne l'ont jamais dit  (AUCUNE information préalable et bien sûr aucune concertation): peut-être une forme de  règlement de compte envers des personnes qui gênaient . A eux de vous le  dire!!!



Puis, seconde attaque en 2013, sans avertir personne :  ni les clubs, ni les arbitres:  covoiturage pour 2 arbitres  !!!

Qu'auriez-vous fait à notre place  ?  La même chose  sans doute car c'en est vraiment trop. Quoiqu'il en soit, il était hors de  question pour nous de continuer ainsi.




"Le covoiturage"



La fédération et toutes les ligues appliquent un système  forfaitaire (déplacement et fonctionnement) mis en oeuvre de longue date.   
Forfaitaire, car il ne prend pas en compte les éventuels repas, l’augmentation conséquente de l’essence, l’amortissement des voitures pour une mission d’ordre public (par la loi), les entraînements, les test physiques OBLIGATOIRES, etc.
Celui institué par la ligue est seulement fait pour jeter le discrédit entre  les clubs et les arbitres. En suivant leur logique (s'il y en a une), comment  indemniser un arbitre qui se déplace en bus avec une carte à durée mensuelle ?  C'est le cas de jeunes arbitres en milieu urbain et pourtant les clubs les  défraient normalement. Idem pour celui qui se déplace à vélo? Et quid d’un titulaire de carte de réduction qui prend le train ?
Voilà 3 preuves,  parmi de nombreux exemples, que ce raisonnement ne tient pas.
Pour l’égalité “réglementaire” faudra-t-il institutionnaliser un service inquisitoire à l’ entrée des vestiaires d’arbitres ?



"Système illégal? "



Le président de ligue parle d'un système illégal? Or,  depuis tous temps, tous les arbitres le pratiquent, en FFF (à partir des barèmes fiscaux en vigueur) comme  ailleurs (et à des barèmes bien supérieurs comme vu dans le tableau), et dans bien d'autres sports. Alors, le président est-il  allé dire au président de la FFF, M. LE GRAET, que le système de la FFF  et des autres ligues est illégal? Ce serait étonnant. Le mieux est de le lui demander.


Au contraire, les instances ont elles-mêmes remis en  cause un système fédéral qui est basé sur le forfait (déplacement plus  fonctionnement) dans le seul but de régler leurs comptes avec des membres de  l'arbitrage franc-comtois (Qui s’est vanté avant la fameuse AG de novembre 2011 qu’une bombe allait éclater ? le n° 2 de la ligue. et celle-ci a éclaté en boomerang dans les mains de ceux qui l’ont lancée...)


 Et le fait de ne pas indemniser complètement un arbitre qui  effectue 150 kms, est-ce légal?
Dans ces conditions, n'est-il pas normal qu'un  collègue l'emmène sur une partie du trajet? Cela permet de compenser les  pertes pour une fonction déjà très compliquée, qui prend beaucoup de temps (de  6 à 8 heures par journée au détriment de la vie familiale ou privée, + de  la formation, de la préparation physique et théorique) et qui ne suscite  pas beaucoup de vocations ? (il suffit de regarder les effectifs)
 Si les arbitres étaient si bien  indemnisés, cela se saurait et nous serions certainement plus nombreux.

Demain, les arbitres pourront très bien demander à effectuer  un déplacement complètement indemnisé. Si le système reste en l'état, les  désignations d'arbitres seront ingérables...ou alors les clubs verront  toujours les mêmes arbitres...

Et puis, pour finir sur la question de la légalité, le  Président de la ligue et celui de la CRA (son adversaire hier, allié  aujourd'hui...) ont fait leur petits arrangements entre amis (?) en  créant un bureau de CRA par le Conseil de ligue alors que c'est à la CRA  elle-même de le créer. Donc il bafoue ses propres règlements...et veut donner  des leçons aux autres sur ce point !
 
Si la situation n’était pas aussi dramatique, nous pourrions ajouter que les arbitres (peu nombreux) utilisant le covoiturage seront félicités par les instances gouvernementales dans le cadre du développement durable et des économies d’énergie...


"Question fiscale?"



A partir d'une question honteusement orientée, le président  de ligue a fait parler les clubs de DH de risques fiscaux (se gardant bien de  le faire lui-même pour se préserver comme d'habitude) !

Illégalité ? Mais qui a écrit aux arbitres de reprendre l’arbitrage car aucune vérification ne serait faite sur le covoiturage ??? le Président de ligue et de la CRA !! C'est tout bonnement incroyable de lire de telles affirmations.

Mais pourquoi le président de ligue ne l'a-t-il pas fait en 2012 quand il a  lui-même fait instituer cette notion?
Si cela avait été fait dans un cadre légal vis à vis du  fisc, pourquoi ne pas avoir immédiatement prévu des dispositions pour  compenser  et prévenir les arbitres ?
Pourquoi n'a-t-il pas évalué les risques comme dans  toute bonne réforme qui se respecte (preuve que celle-là ne se respecte pas)?  Là aussi, silence radio... Quand on n’est pas capable de régler ce  problème depuis 2 ans, c’est une honte que la ligue doive attendre après vous les clubs  pour trouver cette solution de compensation alors qu'elle ne l'a jamais évoquée avant...

Dans le petit monde du football où circule un peu d’argent pas toujours déclaré avec des notes de frais, pas sûr que le fisc trouve plus intéressant  un covoiturage sur 20 ou 30 kms que d'autres transactions. Donc beaucoup prendront des risques... et ceux qui les dirigent aussi...


En passant, le président fait passer les arbitres  pour des gens qui ne respectent pas la loi ! Quelle honte pour lui ! Et  il ose dire partout qu'il respecte et défend les arbitres en se  gargarisant de les soutenir! Quand on connaît certaines décisions de commissions disciplinaires pour officiels agressés ou molestés qui n’ont (presque) jamais donné à saisine du Pérsident comme il en a la possibilité sinon le devoir ...

Paroles, paroles ...




"Les sanctions?"



Aujourd'hui pris à son propre piège, le Président de ligue  veut nous sanctionner avec l'aide du président de CRA et (paraît-il) de la  Fédération. Nous les attendons sereinement ces sanctions. Mais au fait,  quelles pourraient-elles être?

   -nous retirer des désignations? cela  ne ferait qu'aggraver la situation actuelle (pas d'arbitres et leurs  clubs qui paient des amendes)

   -nous retirer nos licences? sachez que  nous ne leur laisserons pas ce plaisir  et nous agirons avant. Un mouvement d'une autre ampleur se prépare si tel est le cas. Aujourd'hui, les  arbitres de district sont également en retrait (dans le Doubs, et peut-être  bientôt ailleurs...) car eux aussi subissent ces indemnisations limitées malgré une fonction trop difficile.


Notre dégoût est tel qu'il n'y aura bientôt plus aucun  arbitre sur les compétitions à la reprise.



"Le dialogue" ?

 

Le Président a refusé catégoriquement que les arbitres se  joignent au clubs de DH le 1er février. Ainsi, il a orienté le choix des clubs  à sa guise en leur demandant s'ils voulaient payer 3 déplacements pour un  seul? Quelle réponse pouvait-il avoir autre que celle qui a été formulée? De  tels agissements sont honteux de la part de personnes qui se disent garantes de l'intérêt général et des compétitions mais qui ne font que qui diviser pour mieux régner et ne pas mettre leur seul orgueil au vestiaire.


 
Car c'est bien de cela dont il s'agit: l’égo de ces  dirigeants qui se croient au-dessus de tout car élus (pour faire appel aux clubs afin de prendre une décision qui était de leur ressort) mais qui ne veulent pas perdre la face en avouant qu'ils se sont trompés.



 
Les débordements verbaux dont ils font preuve (“gangrène,  meneurs...” souvent diversifiés sans preuve en fonction de leur humeur et de leurs intérêts) voire autres manières d'agir (dont nous pourrons parler le moment venu si nécessaire) démontrent qu'ils ne maîtrisent plus rien et ne savent plus comment faire.
Et pire, ils osent vous parler d'éthique et morale dans leurs lettres.

 
Ils ont détruit l'arbitrage (l’école franc comtoise était réputée mais bizarrement jamais mise en valeur par ces “responsables”) mais également celui de demain car les arbitres que  nous sommes sont aussi les formateurs de vos arbitres et candidats dans les  commissions d'arbitrage.
Pas sûr que nous poursuivions demain pour des  personnes qui nous font tant de mal. L'histoire montrera que c'est à vous les  clubs et au football franc-comtois qu'ils auront fait le plus de mal. Mais les dégâts collatéraux seront catastrophiques pour notre football régional.


Conclusion:

 
Qui a mis les coups à l'autre et en trois occasions? le  Président de la ligue et son équipe.

Qui a mis le feu en 2011 et l'a rallumé en 2013? le Président de la ligue et son  équipe.

A eux de l'éteindre par les mêmes moyens (c'est-à-dire en  retirant définitivement cette notion de covoiturage) mais ce sera  sans nous (les meneurs comme il les appelle en essayant, là encore ,de jouer  la division entre arbitres : effort bien vain car nous sommes 60 meneurs et la liste s'allonge avec les districts).

 
Aujourd'hui, alors qu'ils ont refusé le dialogue pour mieux  vous amadouer, vous les clubs, ils veulent que l'on vienne dans un groupe de  travail pour nous faire passer pour des demandeurs d'indemnités ? NON MERCI ! C'est de considération pour les arbitres dont ils devront faire preuve  et par des actes précis.



Et demain?


 
Personne ne sait comment finira ce conflit? Pas même nous.  Mais si vous, membres des clubs, le souhaitez, c'est vers la ligue qu'il  faut vous tourner.

 Nous, nous ne bougerons plus, soyez en assurés.
Accepter la difficulté de la fonction au plan sportif ? oui nous le faisons car nous aimons le football.
Mais se faire taper dessus par nos propres instances : c'est définitivement non. Un arbitre a besoin de crédibilité pour exercer sereinement. Vous aurez compris que nous n'en avons jamais bénéficié de la part de la ligue.

On nous a assez trainés dans la boue et soyez assurés que la colère de chaque  arbitre est la même (voire encore plus forte) que celle de Christophe TORRES, que la ligue essaie de  démonter à chaque occasion en le montrant du doigt et en le salissant à la moindre occasion ("l'éthique et la morale du Président de ligue").
Mais nous sommes TOUS  solidaires de lui car c'est notre corporation que la ligue à dénigrée et jetée en pâture.

Un journaliste ami de la ligue dit que nous sommes esseulés ?  ce n'est pas grave,  nous avons l'habitude. C'est l'essence-même de cette fonction.
Quelle que soit l'issue, le Président et son équipe ont déjà perdu.

Merci de votre attention avec nos salutations  sincères car nous n’oublions pas que nous sommes issus, pour la plupart, des clubs pour respecter leurs obligations réglementaires du statut.

Les arbitres de ligue

29 janvier 2014

Émilie Mougeot, arbitre FIFA de football

On connaissait déjà Émilie Mougeot pour ses prestations d’arbitre lors de matchs en championnats régionaux, en coupe de France comme en juin dernier pour la rencontre Lyon - Saint-Etienne et septembre pour la rencontre européenne Estonie - Italie en Estonie. Mais depuis le 1er janvier, c’est au titre d’arbitre assistante internationale qu’Émilie vient d’être promue pour la plus grande fierté de son club Montfaucon-Morre-Gennes-La Vèze. Au côté de ses collègues arbitres du club, Julien Aube et Sébastien Favre, elle a gravi peu à peu au prix de nombreux sacrifices et d’un travail technique et physique acharné, les échelons de la hiérarchie arbitrale au sein de la fédération française de football. Après un dernier stage à Clairefontaine, composé de tests physiques, de séances de vivacité, de coordination et de visualisation périphérique, elle s’est vue remettre par la FIFA, l’écusson, tant convoité par la plupart des arbitres, qui sera désormais apposé sur sa tenue officielle.
Émilie a rejoint les sept autres arbitres féminines françaises ayant décroché ce précieux Graal.

19 janvier 2014

Canal + enquête sur les coulisses de l'arbitrage français

L'AFAF Doubs Sud-Haut Doubs à Vercel

Ce mercredi se tenait la 5eme journée qualificative du traditionnel tournoi de vercel organisé par l'AS Plateau. L'équipe AFAF Doubs Sud haut Doubs était représentée par David Noiret, Quentin Quillaume, Mathieu Boillon, Quentin Zerbib, Cedric Thauvin, Floriane Meier et Sylvain Grandperrin. Les amicalistes ont terminé 4ème exæquo de leur poule.




 En haut de gauche à droite : David Noiret, Quentin Guillaume, Floriane Meier et Cédric Thauvin
En bas de gauche à droite : Sylvain Grandperrin, Quentin Zerbib et Mathieu Boillon

A noter que le buteur Cédric Thauvin a réussi à marquer à 4 reprises, ce qui sauvait souvent l'équipe en raison des performances défensive de l'équipe exceptionnel (ironie)

Mais l'essentiel était de passer une bonne soirée : mission réussie !

Sylvain Grandperrin

15 janvier 2014

Communiqué AFAF Franche Comté



                                                                                     Besançon le 14 janvier 2014,

Les clubs et les arbitres en souffrance

Comme vous le savez, un conflit nous oppose aux instances de la ligue depuis le mois de novembre dernier et nous souhaitons vous communiquer clairement les raisons qui nous ont amenés à demander notre retrait des compétitions.

Les clubs et les arbitres de football de Franche Comté subissent une situation qu’ils n’ont pas voulue : les derniers matches de la première partie de saison ont été pour les clubs éprouvants car ils ont dû être joués avec l’angoisse de ne pas avoir les officiels auxquels ils ont droit. Ils ont fait appel à leurs bénévoles qui doivent être remerciés.

Nous, arbitres, avons été amenés durant cette période à ne pas arbitrer du fait des décisions prises à notre encontre par les instances de la ligue et qui provoquent un sentiment profond de mal être du fait de ne ne pouvoir assouvir notre passion. Nous avons toujours pensé aux joueurs, aux entraîneurs, aux dirigeants de vos clubs que nous avons l’habitude de côtoyer le week-end et que nous apprécions pour leur dévouement au service de leur sport.

Chacun souhaite que la reprise des matches se fasse dans un climat plus serein, et avec des arbitres formés et réellement pris en considération.

En cette période de trêve, nous tenons à vous informer et à faire un point précis de cette situation que l’on regrette en remontant quelques mois en arrière.

En novembre 2011, alors que le climat du football régional est serein, les déclarations du Vice-président délégué de la ligue, indiquant que le covoiturage est basé sur de l'escroquerie, provoquent un conflit de  5 mois se terminant par les excuses de l'auteur de ces termes.

Au printemps 2012: au terme du conflit, un groupe de travail décide tout de même d'instaurer ce covoiturage (pour les arbitres se déplaçant à 3). Personne parmi les clubs (qui sont ceux qui indemnisent les arbitres chaque week-end et non la ligue) ou arbitres ne l'a pourtant sollicité.

Au début de l'été 2013, à l'occasion de discussions sur les indemnités d'arbitrage, le comité directeur de la ligue instaure de nouvelles règles : le covoiturage pour les déplacements à 2 et ceci sans aucune concertation et sans tenir compte de l’appel de Christophe Torrès déclarant que cela serait très mal vécu par les arbitres.

Dès lors, cette nouvelle décision, appliquée du jour au lendemain sans que vous, représentants des clubs et nous arbitres en soyons informés officiellement, met de nouveau le feu aux poudres.

La très grande majorité des  arbitres décident, en conséquence, de se mettre en retrait des compétitions.
En effet, cette notion de covoiturage, qui n'existe dans aucune autre ligue, se révéle aussi absurde qu'inapplicable et vient s'jouter à des règles très restrctives ne facilitant pas nos fonctions (exemple parmi d'autres : limitation des kilomètres indemnisés à 100 pour les arbitres assistants alors qu'ils en effectuent souvent beaucoup plus chaque week-end).            

En effet, ces règles de déplacement visent uniquement les arbitres assistants de Division d’honneur. Or, ceux-ci ont une indemnité d’arbitrage fixe inférieure à un arbitre de district bien qu’ils soient soumis à des obligations de formation supérieures, à des tests physiques contraignants et à des déplacements plus longs non indemnisés en totalité comme indiqué ci-dessus.

Dès lors, comme le conflit fait réagir plusieurs clubs et met en cause la régularité des championnats, la ligue tente une médiation par l'intervention du collège des présidents de clubs.

Le 14 novembre, au terme d'une réunion cordiale et fructueuse entre présidents de clubs et arbitres, un consensus se dégage : d'un côté, la proposition de retrait définitif de la notion de covoiturage et de l'autre, l'invitation faite aux arbitres de reprendre les compétitions ceci afin de permettre au conseil de ligue de prendre une décision dans un climat des plus sereins. Il y a unanimité parmi les participants à cette rencontre et nous arbitres, tous confiants, reprenons le sifflet.

Mais, à notre grande stupeur, une autre version (création d'un groupe de travail sur l'arbitrage) est proposée par le président du conseil des présidents de clubs au conseil de ligue le 2 décembre, lequel prend une toute autre décision : le simple retour au régime antérieur (covoiturage à trois).

Une fois encore, le conseil de ligue s'est moqué de nous ! Dès lors,  tous les arbitres qui avaient repris les compétitions se sentent trahis et demandent à nouveau  leur retrait des compétitions.

Comment peut-il en être autrement ? La confiance dans les instances a, cette fois, totalement disparu : seul le retrait pur et simple du covoiturage par ces instances pourra modifier la situation.

A ce jour, force est de reconnaître que nous nous en sommes loins: au contraire les instances de notre ligue durcissent les mesures à notre encontre : suppression des formations des arbitres et des observateurs et de l’accompagnement technique des meilleurs d’entre nous qui visent l’échelon fédéral …

Tout ceci pour des règles insignifiantes sur le plan financier et pratiquement incontrôlables mais qui ont sûrement pour certaines personnes à l’ego démesuré une réelle importance.

Cette notion de covoiturage est le symbole d'une politique de défiance totale vis-à-vis de l'arbitrage de la part des instances depuis de trop nombreuses années.

 C'est pourquoi, même si cela nous empêche de vivre notre passion pour le football, sachez que notre détermination reste intacte : les arbitres réunis ce dimanche 12 janvier ont démontré une réelle unanimité pour se maintenir en retrait des compétitions.

Notre but a été juste d'expliquer afin que chacun comprenne la situation actuelle et nous proposerons de rencontrer dans les jours à venir les présidents des clubs de DH et de tout club qui en ferait la demande.


L'association des arbitres de football (AFAF) et les arbitres de ligue de Franche-Comté

7 décembre 2013

L'Est Republicain : "Le bras de fer continue"

Besançon. Le mauvais temps avait un peu étouffé l’affaire, mais le feu continuait de couver entre les arbitres et les responsables de la ligue de Franche-Comté de football.
Au point de voir à nouveau jaillir les flammes de la colère à l’occasion de ce week-end puisque 75 % des arbitres de ligue ont fait valoir leur droit de retrait à durée indéterminée.
Retour en arrière. Après les vigoureuses prises de position lors de l’assemblée générale de la ligue pour une question de covoiturage mis en place et que les arbitres refusent, l’option d’un médiateur avait été choisie. En l’occurrence, le conseil des présidents. Cette cellule indépendante composée de
présidents de clubs francs-comtois s’est donc réunie avec les représentants des arbitres pour tenter de trouver une sortie à la crise. 

Obstination récurrente pour les uns, discrédit pour les autres
Dans la foulée ou presque (lundi dernier), André Villemin, le porte-parole des présidents, est venu au conseil de ligue pour apporter des préconisations. À savoir, selon la ligue : « reprendre la formule de la notion de covoiturage initiale en vigueur depuis août 2012 avec l’accord des représentants de l’arbitrage, engager une réflexion en la confiant à un groupe constitué de membres de l’arbitrage, du conseil des présidents de clubs et du conseil de ligue lequel « a exprimé un avis très favorable ».
On pouvait imaginer dès lors qu’arbitres et dirigeants de la ligue allaient retourner à la table des négociations pour arrêter les frais. Or dans le communiqué de la ligue datant d’hier, il est précisé
que « seul Christophe Torres, faisant preuve d’une obstination récurrente, a refusé catégoriquement la notion même de covoiturage en exigeant sa suppression en totalité ».
Le conseil de ligue « déplore ce nouvel ultimatum » et « ne peut que constater une situation de blocage, regrettable pour le football régional». Du coup, comme les autres week-ends de grève arbitrale, la ligue s’assurera que les rencontres soient au minimum pourvues d’un arbitre central ».
Et qu’en pensent les arbitres ? « Nous avions donné entre-temps un signe fort en reprenant la compétition. Mais le blocage persiste. On ne veut plus entendre parler de cette notion de covoiturage qui, entre nous, concerne peu de matchs mais le conseil de ligue ne veut pas se dédire. Il y a de quoi être désabusé car on a la sensation d’être discrédités », dit Claude Ravier. Mais tout espoir est encore permis. Le même Claude Ravier, en l’absence de Christophe Torres, retenu par ses obligations
professionnelles, participera ce matin à une réunion du conseil des présidents pour une nouvelle tentative de conciliation. L’occasion de percer enfin l’abcès, de revenir à la raison ? À la condition que la confiance règne.
Michel SCHULER